|
|||||||||
|
|||||||||
LA SECONDE ACTIVITE HIVERNALE AVEC LA GLISSE ALPINE OU NORDIQUE
Depuis les années pionnières 1977-1978, où sont proposées les premières promenades et randonnées en raquettes à neige, l'activité a connu un engouement considérable dès le milieu des années 1980 avec le développement des modèles de raquettes à neige et la prise en compte de l'activité par les professionnels de la montagne : Accompagnateurs en Montagne, Moniteurs de Ski alpin et nordique, Guides de Haute Montagne. Longtemps "confidentielle" et d'apriori réservée aux "non skieurs", la raquette à neige devient rapidementune activité complémentaire aux glisses pour les publics en villégiature hivernale en station ou village de montagne et une activité à part entière pour de nombreux amateurs en quête de découverte écologique du milieu montagnard. La raquette à neige, pratiquée de manière autonome ou lors des sorties proposées par les professionnels et les associations dépendant des fédérations sportives de montagne prend de plus en plus d'ampleur dans les années 90. Aujourd'hui, cette activité, soit pratiquée sur le mode loisir soit sur le mode plus sportif est reconnue par les instances du tourisme, les collectivités territoriale comme un élément majeur de la diversification de l'offre d'activité en station, villages et territoires de montagne. Depuis déjà plus d'une décennie, la raquette à neige ne concerne plus que les seuls "non skieurs". L'activité répond à la demande de tous les publics. Les skieurs alpins et nordique trouvent aujourd'hui dans l'activité de raquette à neige un autre mode de découverte du milieu montagnard, une possibilité de temps partagé entre amis, en famille. A la demi-journée, à la journée, en nocturne, en itinérance, la raquette à neige se décline pour tous les publics quels que soient leurs compétences techniques et leurs niveaux sportifs. A chacun sa pratique, l'outil "raquette à neige" est suffisament souple pour que l'objectif soit simplement de se faire plaisir dans une activité à sa mesure et en respectant le milieu naturel.
PETIT HISTORIQUE DE LA RAQUETTE A NEIGE
Il y a plusieurs milliers d'années, lors des dernières périodes de glaciation du quaternaire (Wurm), les populations indo-européennes, en phase de migration et de forte augmentation démographique ont eu à utiliser des "raquettes" pour effectuer leurs déplacements et aller chasser. Utiliser un tamis, constitué d'un cercle de bois tourné à chaud et confectionné avec des lanières de peau ou de boyau permettait alors de moins s'enfoncer dans la neige fraiche et de progresser plus rapidement. Au fil des temps, les populations de montagne ont adapté l'outil en fonction des matériaux disponibles localement, toujours dans le même objectif de pouvoir se déplacer sur neige à moindre effort. Plaques de bois maintenues aux chaussures par des lanières en chanvre, ce sont les populations nord-américaines qui développent le concept de la raquette algonquine d'après des réalisations des peuples inouit. Ce concept d'une raquette très large et très longue sera utilisé durant de nombreuses décennies par les populations amenées à se déplacer sur des reliefs peu prononcés. Très rapidement, il est constaté que le format d'une raquette "algonquine" ne convient pas, dès lors que l'on évolue sur des pentes, même peu marquées et que la neige n'est pas la poudreuse idéale. Quelques montagnards et quelques entrepreneurs visionnaires s'emparent du concept dès le début des années 70 et développent des modèles utilisant les techniques de la plasturgie moderne. Ces modèles reproduisent le concept "algonquin" mais dotent la raquette d'un système de chaussage élastique et y ajoutent quelques pointes en métal destinées à assurer une meilleure accroche sur neige durcie. Il faudra attendre le début des années 80 pour voir l'apparition de raquettes plus longiligne répondant mieux aux besoins d'évolution sur les reliefs souvent plus marqués des Alpes et des Pyrénées. Dès la fin des années 80, le système de la plaque articulée est inventée. Le principe en est simple. Basé sur le constat que les fixations reposant sur une simple butée en caoutchouc ne permettent pas un bon maintient du pied dès lors que l'on évolue sur un dévers, la plaque, dotée d'une butée avant et d'une butée arrière, permet le posé fin de la raquette sur le sol et son angulation d'autant plus grande que la pente est prononcée. Petit à petit, les raquettes à neige vont se profiler et leurs tamis devenir de plus en plus performants alliant légèreté à robustesse, bonne accroche et bonne évacuation de la neige. Les nouvelles générations de raquettes à neige, produites dans les années 2000 représentent des gammes élargies adaptées aux différents publics (enfants et adultes) et aux différents modes de pratique loisirs et sportifs. Cale de montée, blocage de plaque, réglage fin des sangles, systèmes anti bottage ... les innovations ne manquent pas en matière de modèles et chaque année, ce sont plus de 100.000 qui sont ainsi vendues aux particuliers et aux magasins de sports de ville et de station.
|
|||||||||
|
|||||||||