La raquette à neige

EVOLUER EN MILIEU MONTAGNARD

Depuis un point de départ : village, station, site nordique, col routier, la raquette à neige permet de s'en éloigner très rapidement pour véritablement s'immerger dans le milieu naturel et le découvrir.

De "faire sa trace dans la neige", première approche de la raquette à neige, aujourd'hui, ses adeptes mettent instinctivement de plus en plus cet outil dans sa finalité logique de découverte d'un milieu montagnard préservé et riche en découvertes.

La raquette à neige, activité de pleine nature, doit donc prendre en considération le nécessaire respect de l'environnement, milieu encore plus fragilisé par la saison hivernale et se doit de respecter les autres usagers de la montagne : terrains privés à proximité des habitations permanentes, pistes dédiées aux glisses alpines et nordiques.



ACTIVITE DE LOISIR MAIS N'EXCLUANT PAS UNE CERTAINE PREPARATION

Réputée à la portée du plus grand nombre, la promenade ou la petite randonnée en raquettes à neige nécessite toutefois une préparation physique et technique à minima.

Comme toute activité de montagne, elle nécessite un temps d'adaptation à l'altitude et aux contraintes parfois ressenties telles que le froid, le vent, lors des précipitations de neige, de neige en cours de fonte et en cas de brouillard.

Lors d'un séjour en montagne, tout comme pour la pratique des glisses, il faut savoir être patient dans la progression, jour après jour.
En mode journée, au départ d'une ville de plaine, il faut prendre le temps de s'échauffer à l'arrivé, après un parcours parfois long en voiture, avant de chausser ses raquettes et de partir en montagne.

Avant l'activité

  • s'alimenter correctement (sucres lents), bien s'hydrater,
  • pour les personnes en villégiature en montagne, préférer se rendre au point de départ à pied, même sur un kilomètre ou deux afin d'échauffer votre masse musculaire et d'assouplir vos articulations
  • prévoir eau, boisson chaude, barres de céréales et aliments énergétiques, vivres de course, gants, bonnet, lunettes, crême solaire, stick pour lèvres ... et conditionner le tout dans un petit sac à dos

Pendant l'activité

  • progresser lentement, voire très lentement durant les premières 15 ou 20 minutes de l'activité. Il faut que votre organisme s'adapte à l'effort même maîtrisé,
  • dès la première heure et ensuite régulièrement, profitez des pauses pour admirer le paysage ou une trace laissée par un animal sur la neige pour vous hydrater : eau, eau sucrée, thé ... en fonction des goûts de chacun. Par temps froid, la déshydratation est plus intense et peu passer inapperçue. C'est principalement la déshydratation qui génère crampes et douleurs musculaires qui, compensées tout au long de la journée, peuvent provoquer, au soir, un sentiment anormal de fatigue ou de douleurs.
  • profitez des pauses, toutes les heures environ, pour refaire votre "plein énergétique" avec une barre de céréales, quelques fruits secs

Au retour de l'activité

  • si vous avez augmenté votre rythme de marche durant la journée au fil de votre échauffement, il est nécessaire de le ralentir pour le dernier quart d'heure de progression qui vous ramène au point de départ. Cette phase de "retour au calme" est nécessaire,
  • une fois les raquettes à neige déchaussées, il est important de prendre le temps, durant quelques minutes de pratiquer des étirements visant à décongestionner vos muscles et de faire quelques pas avant de revenir en position statique si vous êtes amenés à effectuer un long trajet en voiture
  • l'hydratation doit continuer régulièrement après la journée de randonnée en raquettes à neige et, au soir, il est préférable d'éviter les plats riches en viande rouge et en sauce qui favorisent la concentration de l'acide lactique, générateur d'une fatigue musculaire le lendemain matin

Pour plus d'informations sur ce sujet, vous pouvez consulter le site des Médecins de Montagne



LA MONTAGNE : UN MILIEU SPECIFIQUE A PRENDRE EN CONSIDERATION

Pratiquer la raquette à neige c'est toujours aller "en montagne", même si cette montagne est proche du point de départ, d'un village ou d'une station.

Dès lors que l'on évolue en pleine nature hivernale, et, bien sûr, en dehors des pistes dédiées aux activités de glisse qui sont strictement réservées aux skieurs, on est dans un milieu spécifique où le danger objectif est toujours présent.

Chacun pense au risque d'avalanche toujours plus ou moins présent sur les pentes et les micro-reliefs et ceci tout au long de la saison :

  • la montagne est vaste, les terrains adaptés à la pratique de la raquette à neige sont nombreux. Il est dangereux, sauf à disposer d'une véritable expérience du terrain, de réelles connaissances nivologiques et de matériels adaptés, à envisager une randonnée sur des pentes marquées ou au pied de fortes pentes
  • il est nécessaire, une fois arrivé en station, de se renseigner sur le niveau de risque départemental et de faire appel aux professionnels de la montagne pour connaître les "coins" qui sont traditionnellement réputés sans risque nivologique majeur

Pour en savoir plus sur la nivologie et le risque avalancheux, vous pouvez consulter le site de l'ANENA (Association Nationale d'Etude de la Neige et des Avalanches)

Au-dela du risque d'avalanche ou de coulée, la montagne est également un milieu spécifique du fait de ses contraintes climatiques :

  • il fait froid en montagne durant l'hiver, c'est une évidence, même si, certaines journées, au soleil et lorsque le vent est absent, la température même à plus de 2000 mètres d'altitude peut y être légèrement positive,
  • le froid est un facteur de fatigue, voire de stress, tout comme le vent ou la chute de neige qui y est associée. Froid + Vent + Humidité = une température ressentie par la peau (TRP) largement plus froide que celle indiquée par un thermomètre comme l'indique le tableau ci-dessous

Température de l'air = 0°C + vent à 10 km/h = TRP de - 4°C
Température de l'air = 0°C + vent à 30 km/h = TRP de - 14°C

Température de l'air = -6°C + vent à 10 km/h = TRP de - 10°C
Température de l'air = -6°C + vent à 30 km/h = TRP de - 22°C

Température de l'air = -10°C + vent à 10 km/h = TRP de - 17°C
Température de l'air = -10°C + vent à 30 km/h = TRP de - 30°C

Cette température ressentie par la peau, dès lors que l'on n'est pas correctement équipé pour la pratique hivernale est souvent la cause de fatigue prématurée, de perte de vigilance et donc d'accident.

Il est donc très important de se renseigner sur la situation météorologique globale du département ou du massif fréquenté via Internet en consultant les pages montagne du site de la Météorologie Nationale ou par téléphone en composant le 3250 puis choix 4

La montagne hivernale est recouverte de son blanc manteau ! Les itinéraires estivaux : emprises de chemin, balisage ne sont plus forcément visibles et très souvent ils ne sont pas adaptés à la progression en raquettes à neige :

  • mieux vaut aller se promener en terrain de pratique de la raquette à neige, espaces généralement bien identifiés au départ des villages, des stations et des sites nordiques, là où le grand public peut envisager facilement une promenade ou une petite randonnée plutôt que de partir à l'aventure vers un sommet improbable
  • disposer d'une carte et d'une boussole, voire d'un GPS est la moindre des précautions dès lors que l'on veut s'engager en montagne mais encore faut il savoir interprêter les informations délivrées par la carte (courbes de niveau indiquant le gradien de pente) et savoir analyser cette information de pente en fonction de la nature du manteau neigeux (neige poudreuse, neige croûtée, neige verglacée, neige de printemps en cours de fonte ...)
  • en cas de brouillard subit, de chute de neige ou de vent violent, le randonneur est en situation de "jour-blanc", ne perçoit plus les micro-reliefs (dépressions, congères en formation) et peut chûter. Le risque d'égarement est également important dans ces conditions : vos propres traces peuvent très vite être recouvertes par la nouvelle neige ou la neige déplacée par le vent. Dans ces conditions la carte (si vous arrivez à la déplier) et la boussole ne vous d'aucune utilité (positionnement avant orientation), quant au GPS, si il vous indique votre position il ne vous guidera pas forcément sur des reliefs adaptés pour vous faire regagner votre point de départ. En cas de perturbation météorologique majeure il faut donc savoir rebrousser chemin et rentrer au plus court.

Pour toutes ces raisons, il est vivement recommandé de n'envisager un itinéraire qu'après s'être renseigné localement auprès des professionnels de la montagne.

Il est donc largement préférable, pour aller "plus loin en montagne" de recourir aux services des professionnels en stations et villages de montagne (sorties encadrées) ou de rejoindre un club associatif fédéral qui dispose d'un encadrement qualifié.



CHOISIR UN MODELE DE RAQUETTE A NEIGE ADAPTE A SA MORPHOLOGIE

Il existe de nombreux modèles de raquettes à neige sur le marché de la vente et de la location.

Si les modèles "enfants" (pointures jusqu'au 34) sont généralement dotés de fixation en élastique compatibles avec le faible poids de leurs utilisateurs, les adultes doivent s'équiper de modèles à plaque articulée ou la chaussure est toujours maintenue dans l'axe de la raquette pour un confort optimal et une justesse de posé de pied sur différents reliefs et types de neige.

La raquette à neige doit être adaptée :

  • à votre morphologie = taille + poids
  • à votre type de pratique = promenade ou activité sportive et engagée

Pour le critère "morphologie", le choix d'un modèle de raquette s'effectue sur la base de :

  • la surface du tamis : plus celle ci est grande plus elle limitera l'enfoncement de la raquette dans les différents types de neige si l'utilisateur est "lourd";
  • les dimensions de la raquette à neige (longueur et largeur) sont généralement proportionnelles à la surface du tamis et adaptées aux longueurs des jambes et à l'écartement du bassin
  • de manière générale, quelle que soit la marque de la raquette à neige, on distingue les modèles "lady", des modèles "homme" et des modèles "grands gabarits"

Le critère "type de pratique" est aujourd'hui quelque peu dépassé car la plupart des modèles disponibles sur le marché sont :

  • dotés d'un tamis évacuateur de neige et anti-bottage,
  • d'une cale de montée, voire d'un système négatif pour la descente,
  • de petits crampons logiquement organisés pour permettre une certaine accroche sur neige dure ou croûtée

Dans tous les cas, tant pour l'achat que pour la location d'une paire de raquettes à neige, vous devez venir choisir votre modèle muni des chaussures que vous utiliserez pour l'activité (chaussures de montagne, boots rigides) afin de :

  • vérifier que votre chaussure s'insère sans forcer dans la plaque articulée comportant les fixations avant et arrière (attention tout particulièrement aux boots de surf très volumineuses mais sur des faibles pointures qui peuvent ne pas être compatibles avec tel ou tel modèle de raquette à neige),
  • faire régler la longueur de votre fixation par un professionnel afin qu'il n'y ait aucun jeu longitudinal pouvant provoquer déséquilibre ou déchaussage,
  • vérifier le bon état des sangles ou des crémaillères de fixation et qu'elles acceptent le volume de vos chaussures.

Ces différents modèles de raquettes à neige sont visibles, avec leurs caractéristiques techniques propres, sur les sites des deux principales entreprises françaises partenaires, depuis de nombreuses années, de la Journée Nationale de la Raquette à Neige.

Raquettes à neige INOOK www.raquettes-inook.com
Raquettes à neige TSL www.tslsports.com
Raquettes à neige GV www.raquettesgv.com


L'EQUIPEMENT PERSONNEL

En montagne, quelle que soit l'activité pratiquée, à fortiori en mode hivernal, la nature de l'équipement personnel conditionne non seulement votre confort mais aussi votre sécurité.

Un défaut d'équipement majeur (chaussures inadaptées, vêtements non protecteur, absence de gants ou de lunettes) peut donner lieu à une fatigue prématurée, à un stress qui peut être l'une des causes d'un petit incident ou d'un accident.

En montagne hivernale, le temps change vite, les conditions de température ressentie par la peau sont très variables et au cours d'une journée l'amplitude thermique peut dépasser les 20°C.

Il convient donc de s'équiper correctement et de savoir utiliser cet équipement à bon escient.

Vos chaussures

  • chaussures de montagne dès lors qu'elles sont dotées d'une membrane d'étanchéïté quel qu'en soit le brevet et la marque aposée sur la chaussure (marque distincte de la marque de la chaussure elle-même).
  • la chaussure de montagne assure un bon maintien du pied et de la cheville ce qui est particulièrement important car le manteau neigeux peut dissimuler des micro-reliefs déséquilibrants,
  • vos chaussures doivent être parfaitement adaptée à votre taille : trop larges elle génèrent fortement et ampoules et durant les descentes peuvent vous faire souffrir des orteils. Trop petites, elles compriment le pied, limitent la circulation sanguine et vous rendent très sensibles au froid,

Il existe aujourd'hui sur le marché des modèles de chaussures de montagne très performantes pour un usage standard tant estival qu'hivernal et dont le prix reste très accessible. En station de montagne, les magasins de sports proposent également des chaussures à la location.

Pour un exemple de gamme technique et de prix vous pouvez consulter www.tecnica.fr

Vos chaussettes

  • la chaussette en laine, bien que toujours appréciée par certains, a largement vécu car hydrophile (capte et retient l'humidité). Les chaussettes dédiées à la randonnée en montagne sont respirantes (cette capacité vaut si vos chaussures sont également "respirantes"), renforcées aux principales zones de pression et, pour les modèles "hiver", relativement thermiques
  • il est très déconseillé de superposer deux paires de chaussettes pour "avoir chaud" ou pour "ne pas flotter dans une chaussure de pointure supérieure à la votre". C'est le meilleur moyen pour développer rapidement irritations et ampoules.

Votre "haut"

  • le principe des "3 couches" prévaut. En fonction de votre effort physique et de votre production thermique, de la température de l'air et du vent, vous pouvez ainsi vous couvrir ou vous dévêtir à tout moment pour n'avoir ni chaud ni froid. En "empilant" les couches vous constituez, entre chacune d'entre elles, une zone d'air tampon qui contribue à votre isolation thermique
  • 3 couches = 3 couches toutes respirantes permettant d'évacuer l'air chaud et humide que vous produisez par l'effort pour qu'il ne condense pas à l'intérieur même de vos vêtements
  • 3 couches = concrètement : 1 tee-shirt/chemise en "fibres creuses" porté au plus près du corps + 1 blouson dit "polaire" qui dispose d'une membrane anti-vent mais qui laisse évacuer l'air chaud et humide produit par l'effort + 1 veste de protection dotée d'une capuche, disposant d'une membrane étanche et dont les coutures sont étanchées.

Votre "bas"

  • votre pantalon peut être une combinaison de ski (souvent peu étanches et pas respirantes) mais qui, portée ample, avec, les jours de grand froid un collant en soie ou en fibres creuses convient parfaitement à l'activité loisirs
  • un pantalon spécifiquement de montagne, qui sera à minima extensible (strech ou bi-strech) et déperlant (limitant la prise d'humidité en cas de brouillard, de petite pluie fine ou de chute de neige sèche)


QUELQUES CONSEILS TECHNIQUES

La progression en raquettes à neige est aisée sur des reliefs doux. La progression nécessite parfois quelques techniques pour aborder des micro-reliefs ou gérer un manteau neigeux spécifique.

Votre équipement est composé de :

  • une paire de raquettes à neige à plaque articulée (recommandée) et de dimensions compatibles avec votre morphologie
  • une paire de bâtons : bâtons de ski, de ski nordique, télescopiques dont la taille doit être légèrement supérieure à celle préconisée pour la pratique du ski alpin (1m25 pour un individu de 1m70, 1m35 pour un individu de 1m80). Cette longueur de bâtons vous permet de mieux gérer vos appuis latéraux et vos appuis d'assurance dans les descentes

Une fois vos raquettes à neige correctement chaussées (chaussure parfaitement fixée entre la butée avant et la butée arrière, lanières ou crémaillère bien serrée) ... vous pouvez partir en ayant pris le soin de toujours dévérouiller la plaque articulée. En marche normale dans 99 % des cas de figure, votre plaque doit être libérée et se soulever à chaque pas.

La marche :

  • comme pour toute activité de marche, lors d'un posé de pied, c'est le bâton opposé qui est en accroche. Ce mouvement naturel de balancier, caractéristique du ski nordique en pas alternatif, est accentué en raquettes à neige lorsque l'on progresse sur terrain plat.
  • cette action de balancier est normale (recherche instinctive d'équilibre)
  • l'écartement latéral des raquettes à neige doit correspondre à votre morphologie (largeur de bassin), en progression sur terrain standard (y compris les petites pentes ou les petits dévers) vous devez conserver un écartement morphologiquement normal
  • lors de la progression, la raquette traine sur le sol et n'a pas à être particulièrement soulevée (sauf cas de progression en neige très poudreuse ou neige croûtée s'effondrant sous votre poids). Le fait de traîner la raquette à sol, et non de la soulever de trop à chaque pas, limite grandement l'effort physique déployé sur une journée.
  • la longueur du pas dépend de la longueur de vos jambes et du relief : le pas s'allonge sur le plat ou le faux-plat, le pas se racourci dans les montées. A rythme de marche égal sur le plat ou en montée, le pratiquant doit rechercher l'économie d'énergie (on progresse à "énergie constante" et non pas à "vitesse constante")

La charge et sa répartition :

  • sur le plat, avec un déroulé de pied standard, la charge se répartit sur l'ensemble du tamis de la raquette à neige,
  • en montée, et cela vaut d'autant plus que la pente est accentuée, la charge, au posé du pied, s'effectue sur le 1/3 avant de la raquette à neige,
  • en descente, et cela vaut d'autant plus que la pente est accentuée, la charge, au posé du pied, s'effectue sur le 1/3 arrière de la raquette à neige.

Les angulations :

  • l'outil raquette à neige, même profilé comme le sont les modèles moderne, n'est pas un ski, et ne permet pas d'effectuer ce que l'on appelle une "prise de carres" (angulation vers l'amont) lorsque l'on doit progresser sur un léger dévers. Toutefois, lorsque l'on fréquente ce terrain (dévers) il est facilement possible d'accentuer la pression (charge) au posé de la raquette côté amont (montagne) afin de finaliser le posé de raquette avec un tamis le plus horizontal possible. Cette manoeuvre simple permet de ménager les tensions articulaires des chevilles et des genoux,
  • cette angulation vers l'amont est combinable avec la charge avant (montée) ou la charge arrière (descente). En dévers montant, il y a a la fois une charge avant et une angulation amont, en dévers descendant, il y a à la fois une charge arrière et une angulation amont.

La tenue et l'usage des bâtons :

  • les bâtons contribuent à votre équilibre, préviennent des déséquilibres et répartissent l'effort entre bras et jambes dans les montées et limitent la pression articulaire (genoux/chevilles) dans les descentes
  • quel que soit le terrain, le mouvement alternatif des bâtons s'effectue avec à minima un bâton traînant au sol (appui relatif) ou un véritable planté de bâton vous aidant à maintenir votre équilibre ou à progresser,
  • en terrain dégagé (hors forêts et zones karstiques spécifiques aux reliefs calcaires), on peut enfiler les dragonnes qui répartissent la charge de pression sur les appuis entre la main et le poignet
  • par contre, en progression en forêt, sous bois et zones karstiques, il est conseiller d'ôter la dragonne pour ne pas, en cas de blocage de celle-ci dans une racine, une branche basse sous la neige ou une fissure d'un sol rocheux, se retrouver déséquilibré. Particulièrement lors d'une descente, une rondelle de bâton se bloquant au sol peut provoquer une douleur articulaire de l'épaule ou du coude
  • lors des progression sur des dévers, le bâton amont peut être tenu plus bas que le bâton aval. Si le bâton aval est maintenu au niveau de sa poignée caoutchouc, le bâton amont peut être tenu sur sa partie métal mais votre pouce reste en accroche avec la dragonne,
  • lors d'un petit passage pentu en descente, les raquettes toujours dans l'axe de la pente, il peut être utile de tenir ses bâtons en fermant la paume de votre main sur le dessus de leurs poignées.

Ces conseils techniques, ces astuces sont délivrées, au cas par cas, en fonction des terrains rencontrés lors de la Journée Nationale de la Raquette à Neige par les Accompagnateurs en Montagne et les cadres techniques des fédérations sportives de la montagne.

Tout au long de la saison de neige, vous pouvez progresser dans la pratique en rejoignant les activités proposées par les Accompagnateurs en Montagne ou les programmes des clubs associatifs fédéraux de la FFME, de la FFRandonnee ou de la FFCAM.



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